Il m’a fallut longtemps pour me convaincre. Me convaincre qu’il se pouvait que sur ce type de site ou le pathétique et l’humour flirtent avec le romantisme à l’eau de rose Arlequinesque et une sincérité parfois touchante,de belles rencontre virtuelles ou réels se fassent. Et donc, pourquoi pas, que cela m’arrive au détour d’un mail. Mais pour cela, encore fallait il oser, trouver le ton, les mots, être avenant, engageant sans être faux ou démago. Puis m’est revenu cette phrase du beau Serge : Il faut savoir s’étendre sans se répandre etc. Effectivement, l’exercice est ardu si l’on ne veut pas sombrer dans le pathos, le mauvais goût commun ou le pédantisme. De plus, il me semble qu’il doit être plus facile de s’étendre sur le divan d’un psy que de se coucher sur le papier (pudeur masculine ?..).Mais la relation avec un psy et tarifée et prédéfinie. Donc inintéressante. Alors pour m’étendre sans pour autant me répandre,je dirai que ma motivation première est de d’échanger, de correspondre,de créer des liens, de faire des rencontres. Des rencontres, quelles soient sérieuses, graves, délirantes ou pétillantes peu m’importe. Pourvu qu’elles soient vraies et partagées. Bien sur, comme tout d’homme je désire revoir briller les yeux d’une femme, et tant mieux si je n’en suis pas uniquement le témoin mais aussi la cause. Et que se soit pour une nuit seulement je l’avoue (au risque de ne jamais recevoir le moindre message je le sais, mon ex femme m’a prévenue, tant pis, je préfère prendre le risque de la solitude numérique que la solitude de celui qui vie dans le mensonge…) ou pour une vie... Mais une rencontre même virtuelle, ou une petite heure perdue au milieu d’un après midi dans une salle de café, peuvent elles aussi
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