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Très jolis textes de chansons ou de poésies d'auteurs connus. |
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tite-lili | |  | Rockin > J'aime beaucoup G.M.C. mais je ne connaissais pas ce texte, il me parle énormément, une douleur à l'intérieur un peu sourde... Dur week end aussi sans doute, il m'évoque non pas mes parents mais bien moi la mère, et pour le reste c'est "impair" noir et roulette 
Faites vos jeux, faites vos jeux, on voudrait tous ce qu'on a pas, on cherche tous où aller mais on n'oublie jamais d'où on vient ... Là oui clin d'oeil et merci à mes parents qui ont fait ce que je suis aujourd'hui... Mais c'est une autre chanson
| 18rockin | |  | bonsoir lili,
oui ce texte est parlant,il provient de son second album intitulé enfant de la ville, le contenu est toujours tapis enivrant de mots,et le gentil diablotin qui cohabite avec ce sieur slameur,
a de sa plume inscrit sur le livret des paroles qui accompagne cet opus,
au sujet de ce morceau, le titre peres et meres et quand aux paroles et bien heu
si vous voulez les détails de ce texte,
personne ne va vous macher le travail...
taquin le garcon,de saint denis,au talent riche de kiff.
toujours est il que google m a ouvert ali baba,et que paroles, j ai vu,
j ai lu,et bien repu,d un index a la peau bien tendu, j ai recopié.
voila,a plus,je m en vais reposer mon index endolorit, oki tite lili,
j suis parti,a plus. | 18rockin | |  | les mains de femmes. paroles:émile herbel.
les mains des p tit s femmes sont admirables
et tout semblables
a des oiseaux,
elles agitent leurs doigts mignons et freles
comme des ailes
de passereaux.
la fine menotte
coud,pique,tricote,
quand elles se coiffent aussi
en faisant comme ceci
leurs gestes sont toujours jolis
quand elles jouent de l éventail,
ou d leurs yeux avivent l émail
quand elles pianotent
quand elles tapotent
dégueulando
barbissimo
quand sur leurs minois jolis
elles mettentla poudre de riz
je le proclame
les mains de femmes
sont des bijoux
dont je suis fou.
j adore les mains des p tit s fleuristes,
jolies artistes
en frais bouquets,
des fleurs tortillant vivement la tige
leur main voltige
d un air coquet.
meme les cuisinieres,
qui préparent,ma chere,
des p tits plats succulents
dont je suis tres friand,
car je dois l avouer,j suis gourmand.
quand elles retroussent leurs jupons,
quand elles mettent leurs gants mignons,
quand les coquettes
baissent leur voilette,
quand elles taquinent
leur mandoline,
quand elles placent leurs joyaux,
qu ils soient vrais ou qu ils soient faux.
je le proclame
les mains de femmes
sont des bijoux
dont je suis fou.
la vieille grand mere aux mains tremblantes,
si caressantes
aux tout petits,
met ses lunettes qui vont lui permettre
de lire la lettre
du petit fils,
dans nos colonies
il sert la patrie,
et,priant pour l absent,
en un geste touchant
les mains ridées vont se joignant
consolant toutes les douleurs,
les mains d femmes sechent les pleurs
adroites et sures,
pansent les blessures.
font fairent dodo
aux p tits marmots
quand,d un geste généreux,
elles donnent au malheureux,
je le proclame
les mains de femmes
sont des bijoux
dont je suis fou.
| 18rockin | |  | sac a main. BENABAR.
j le tiens,j ai réussi,je procede a l autopsie
de cet animal fidele qui la suit comme un petit chien
coffre fort,confident,partial et unique témoin
qu elle loge au creux de ses reins
mais qu elle appelle,comme si de rien,son sac a main
poudrier des puces dans un étui de velours noir
dont les grains de poudre blanche patinent le miroir
livre de poche,pastilles de menthe et plan de métro
échantillon de parfum,baume pour les levres,3 ou 4 stylos
des cigarettes oui mais elle a décidé d arreter
alors demi paquets de dix,qu elle achete deux par deux
la sonnerie étouffée,téléphone qu elle tarde a trouver
un appel manqué,ca l énerve,encore raté
bien sur,le portefeuille,enfoui comme un magot de pirate
lourd comme un parpaing,il contient les photos
ses parents,pattes d éléphant.un noel avec une cousine
au fond,la table en formica,celle qu est maintenant dans notre cuisine
a la place de choix,ou je souris betement
comme l équipier du mois.oui,mais pour combien de temps?
j ai gagné le droit d etre montré aux copines
comme ceux qui,avant moi,étaient dans la vitrine
l agenda coupable devient machine a remonter le temps
notre premier rendez vous,vendredi 2 juin a 20h00
mon nom de plus en plus présent,jusqu au jour de l emménagement
et soulignée en rouge la date de mon anniversaire
je passe dans le futur,je descends mercredi prochain
t as rendez vous a midi,avec un certain sébastien
boulevard de c est fini,au bistrot des amants
le portrait dans le porte monnaie bientot ne sera plus le mien. | 18rockin | |  | je parle trop. KARIMOUCHE.
je parle trop,je tchatche trop
je parle trop,je parle,parle!
je parle trop,ca frole la performance,
y a des fois j arrive a me saouler moi meme,
ma langue se délie a outrance,
la cadence de mon débit s accélere.
je mache pas mes mots et tchatche en cadence,
de parler autant ca m éxaspere,
j ai les mots qui me démangent et bien souvent ca dérange,
sur la tete de mon chien chien j fais pas expres,
enragée j débite des mots et je suis soulagée.
j attends que ca se passe,et mon cerveau n a plus de place,
la patience me lache et je me mets a tchatcher,
tous ces sarcasmes m agacent!
je parle trop,je tchatche trop
je parle trop,je parle,parle!
je parle souvent pour ne rien dire,
je saoule sans alcool,c est vous dire!
c est plus fort que moi,je parle comme je respire,
avec le temps j aurai peut etre moins de choses a dire.
je m arracherai peut etre la langue en marchant dessus,
a force de parler elle devient toute distendue,
ce sont des choses qui arrivent a tous les coins de rues,
je ne suis pas a l abri que ca me tombe dessus.
j économise pas mes mots,mes phrases coulent a flot...
je parle trop,je tchatche trop
je parle trop,je parle,parle!
quand je m énerve j parle fort et vite,
loin d etre discrete mes amis les plus intimes m évitent,
j arrive de temps en temps a etre sérieuse,
mon fantasme!etre timide et mystérieuse.
quand je ferme la bouche,ca devient ésotérique
et s il n y a pas de bruit je deviens hystérique.
je parle trop,je tchatche trop
je parle trop,je parle,parle!
j en peux plus des fois c est vrai
et ma tete est fatiguée,
j avoue le silence m effraie,
il faudrait me déconnecter.
tout arracher,tout débrancher,
pour cesser de causer,de parler...
c est une maladie,
j me fatigue sans répit,du lundi au lundi c est quasi du délit,
tandis que j me dis tout étourdie,qu elle est donc cette mélodie,
de dits et de rebondis?il faut que j y remédie.
mais c est comme ca,je ne changerai pas
j ai tentée bien des fois,mais au fond je ne veux pas.
je parle trop,je tchatche trop
je parle trop,je parle,parle! | 18rockin | |  | de tes reves a mes reves. LYNDA LEMAY.
on a parcouru le chemin
de tes reves a mes reves
tes doigts a mes seins
de ta bouche a mes levres
de la guerre a la treve
combien d fois,mon amour
combien d aller retour
entre la haine et l amour
chaque fois,la route et ses cahots
et ses roches et ses trous
m arrachaient a ta peau
me rej taient sur tes g noux
me tatouaient sur ta joue
combien de grands voyages
pour autant de naufrages
sur ce meme rivage
jusqu au jour ou j ai dit :va t en!
j ai plus rien a blesser
qui soit vierge de coups
j suis fatiguée des kilometres
qu on franchit pour etre
a un plus mauvais bout
j ai dit rends ta voiture de fortune
et roule tant qu tu voudras
va t en donc promettre ta lune
a une autre que moi
j croyais pas qu t allais m obéir
a la lettre comme ca
j t ai regardé partir
en mourant tout bas
sur la véranda
brisée a des endroits
que j me connaissais pas
entre mon coeur et tes bras
les étoiles qu j avais dans l regard
et qui semblaient te plaire
sont venues s échouer
comme des étoiles de mer
sur l estran désert
le coeur comme un souvenir
le corps comme un grenier
j ai eu peur d m écrouler
je sais pas d quelle maniere
comme poussée par le vent
j me suis mise a poursuivre,en courant
le nuage de poussiere
qu ta voiture de misere
faisait tourbillonner en filant
puis j ai crié :attends moi,j arrive!
je peux pas vivre sans toi
et ci c est pas une vie de te suivre
eh bien,ce s ra c que ce s ra
t as encore,dans les mains
la petite cuillere
qui m ramassait si bien
quand j m écrasais par terre
t as encore,dans les mains
la petite caresse
qui m ferait,comme un chien
haleter d allégresse
ah,ah,ah,ah,
ah,ah,ah,ah,
mais,bien sur,t as rien entendu
et ton nuage et toi
vous avez disparu
et je suis restée la
comme un cheval de bois
qui ne berce plus personne
et que l on abandonne
que l on met au rebut
un jour que j me croyais mieux
que j allais au village
et que c était pluvieux
a deux nuages d un orage
a faire taire les oiseaux
a deux pas du resto
et a trois du garage
a deux doigts d oublier
perdue dans mon imperméable
et dans quelques pensées
comme i tu viens pour les étoiles
elles sont tombées dans la boue
si t es la pour me voir,j te signale
qu y a plus rien a voir du tout
t as dit :j ai parcouru
les chemins de mes reves
a des reves qui n étaient pas les tiens
j voulais juste que tu saches,mon amour
que ces foutus parcours
ont toujours été vains
ah,ah,ah,
ah,ah,ah,ah,
alors j ai dit uisque t es la
viens donc prendre un café
si tu veux,tu jett ras
quelques buches au foyer
ca nous réchauffera
le temps que l orage passe
et que le feu s embrase
comme autrefois!
et c est la qu t as baissé les yeux
que t as dit :j pourrai pas
car,tu vois,y a un voeu
que j ai fait la bas
elle te ressemble un peu
celle a qui j ai dit :oui
ce petit :oui précieux
que je n t ai jamais dit
t as rajouté qu aussi
elle prend bien soin du p tit
et qu t es déja trop vieux,aujourd hui
pour réparer l erreur
la pire de ta vie
qui est celle d etre parti d ici
tu t es mis a g nous dans la vase
pour me d mander pardon
le tonnerre m a volé ta phrase
et tu t es levé d un bond
et t es parti,l air malheureux
le pantalon tout sale
et,au coin de mes yeux
y avait comme...des étoiles. | 18rockin | |  | deux smileys clandestins,coquilles de fortune,j ai cliquer sur le bitonio
de droite,histoire de rappeler gutemberg,
sans effet,
donc, welcome
en référence au tres bon film éponyme. | 18rockin | |  | de profundis. AZNAVOUR.
j avais quinze ans a peine
et n avais rien connu
quand sans honte ni peine
j ai perdu ma vertu
de profundis!
celui qui m a séduite
au matin sans facon
s en est allé bien vite
avec mes illusions
de profundis!
j ai roulé les étages
pour tomber dans la rue
de mon corps propre et sage
qu en est il advenu
de profundis!
d autres prennent ma bouche
je vais de bras en bras
chaque main qui me touche
me pousse un peu plus bas
de profundis!
j ai tout perdu et meme
appointée par l amour
j ai vu fuir sans retour
le respect de moi meme
j ai gaché mon enfance
je n ai plus de fraicheur
le vide est dans mon coeur
qui n a plus d innocence
plus rien ne m interesse
j ai un dégout d amour
et vomis les caresses
que je subis toujours
de profundis!
apres quoi je m enivre
pour oublier mon cas
car sur ma joie de vivre
j ai tracé une croix
de profundis!
mais un soir dans ma chambre
heureusement la mort
pour reposer mes membres
refroidira mon corps
de profundis!
en me couchant en terre
aucun je le sais bien
de ceux qui me toucherent
ne viendra chanter un
de profundis! | 18rockin | |  | MUNICH,WINTER. 1973.
retranscription d un extrait tiré d un recueil de poésie consacré a JAMES BALDWIN,intitulé JIMMY S BLUES.
avant le texte,le point de vue de l éditeur qui figure au dos de ce manuscrit.
la poésie de james baldwin est de celles qu il faut psalmodier.c est a cette
condition que les images,fortes et souvent provocantes,trouvent dans les rythmes leur véritable résonance.j ai souhaité traduire ces poemes,avec philippa wehle,pour permettre au lecteur francais d accéder a leur saveur
étrange.mais sachant qu aucune traduction,jamais,ne rendrait la prosodie originale,j ai demandé a james baldwin l autorisation de publier face a face les poemes qu il avait écrits et ceux qui sont nés de leur transposition.ainsi,des interrogations révoltées aux questionnements indiscrets que l age suggere,ils seront déchiffrables pour tous.
munich,hiver.
dans une maison étrangere,
sur un lit étranger
d une ville étrangere,
un tres étrange moi
t attend.
maintenant,
c est le matin,tres tot.
le silence est assourdissant.
le bébé se promene
avec son biberon moussant,
faisant d étranges bruits,
décidant qu apres tout
il serait mon ami.
toi
tu arrives ce soir.
quel ennui sourd du temps!
et quel vide et pourtant,
depuis que je m assois ici,
me couche ici,
et déambule ici,
et que j attends,
je vois
que l art cruel du temps
a nous faire attendre
est la réalité du temps.
pour moi tes cheveux sont
ce que j appelle roux.
je suis ici couché sur ce lit.
quelqu un m asticota jadis,
l un de nos amis
disant que je voyais tes cheveux roux
car je ne pensais pas
a ta vraie chevelure.
un autre m a confié aussi,
voici longtemps:
mon pere me disait,
c est une terrible affaire,
fils,
de tomber aux mains du dieu vivant.
a présent,
je sais ce qu il voulait dire.
que je ne pouvais voir le roux
avant de me trouver
sur cet étrange lit d attente.
et mon oeil dégrisé ne m a t il pas fait voir
que cette couleur est née
de la lumiere tombant ici
sur moi,
sur cet étrange lit
d attente
ou personne jamais ne s est reposé!
les rues,je le vois,
sentent l hiver.
on sent venir la neige.
les étourneaux tournent au ciel,
complotant,
en bandes,et seuls,
d ineffables voyages
allers retours dans la lumiere.
je le sais,
je te verrai ce soir.
et la neige
peut tomber
si fort que nos langues gelent,
que nos yeux brulent.
on peut meme ne jamais nous retrouver!
comme les oiseaux au dessus de nos tetes
qui tournoient
et qui chantent
et qui savent
que,dans l espace devant eux,
dans le passage jamais connu,
l air,le vent,l eau,
la lumiere qui se dérobe
la nuit qui tombe
le soleil qui aveugle
il leur faut accomplir le voyage.
écoute.
ils ont des ailes et des voix
ils font des choix
ils utilisent ce qu ils ont.
ils n oublient pas
que,tout au long du voyage,
chacun conforte l autre,
bruissant,
s agitant
quand l amour survient
au coeur de l espace effrayant.
| 18rockin | |  | dans la foulée,et toujours sur le meme recueil,consacré a james baldwin:
inventaire pour mes 52 ans.
le bilan de mon odyssée
vers le palais de la sagesse
est décevant.
d indispensables aptitudes me font défaut.
en outre,il me semble
avoir emporté d inutiles bagages.
je croyais avoir pris le nécessaire,
ou le peu que j avais:
mais il y a toujours quelque chose qu on oublie,
dont on n était pas averti,
qu on n a pas entendu.
en outre,
il n y a guere,
j ai du commettre une erreur d appréciation,
aller par la au lieu de par ici,
et maintenant je ne peux pas communiquer ma position.
(je ne suis pas certain que ma radio fonctionne.
pas entendu la moindre voix depuis longtemps.)
combien de temps?
je ne sais pas.
il se pourrait que ce soit
ce jour la,dans les jardins de Norman,
quelque part dans le haut de la ville,
lorsque je n ai pas entendu
quelqu un qui cherchait a me dire:
je t aime.
en toute hate j ai bouclé mes valises.
jamais je n eus le moindre temps a perdre.
j ai laissé derriere moi
ce que je ne pouvais emporter.
a présent je crois me rappeler
une babiole verte,pierre sans valeur,
grasse de pluie.
ma mere disait qu il me fallait la prendre,
mais je l ai laissée la.
(le monde,dis je,est plein de pierres vertes.)
curieux
que j y pense a présent.
jamais je n en vis de pareille
maintenant que j y pense.
il y avait un lambeau rouge d une nappe d autel
qui appartenait a mon pere,
mais j étais bien trop vieux pour ca,
et je l ai laissé la.
il y avait un ballon marron,
appartenant a un garcon du voisinage.
je me souviens encore de son visage,
marron comme le ballon,brillant comme le soleil,
du jour ou il me l a lancé,
ou je l ai attrapé
et me suis retourné,et l ai laissé tomber,
et l ai abandonné.
j étais déja parti.
tambours et trompettes m appelaient.
l orage était mon univers.
j étais nu sous ma robe de feu.
je gardais l oeil rivé
sur le palais lointain.
mais,quelquefois,mon attention était distraite
par celui ci,par celui la,
par une riviere,par le cri d un enfant,
le bruit des chaines,
des hurlements.
parfois les ailes de grands oiseaux
me battaient aux narines,
me voilaient le visage,parfois,
des sommets,des roches me tombaient dessus,
parfois j étais détourné par mon sang
qui envahissait ma paume
et souillait ma robe de feu.
le fils de mon pere
ne se rend pas volontiers.
le fils de ma mere
pressait le pas.
puis,
j ai commencé a concevoir une chose étrange:
le palais ne se rapprochait jamais.
j ai commencé,nerveux,a vérifier
ma montre,ma boussole,les étoiles:
tout confirmait que j étais
presque a coup sur la ou il le fallait.
la végétation était bien celle
de l endroit en ce temps de l année.
les fleurs mouraient,mais ca,
je le savais,c était normal a pareille altitude.
il faisait froid,
mais je grimpais vers le soleil,
le silence régnait,mais
le silence et moi depuis toujours étions amis.
pourtant
la fin de l odyssée paraissait
plus éloignée
que je n avais pensé.
je fus,me semble t il,méchamment meurtri.
j espere qu il n y a pas eu de contusion interne.
j ai l impression de m éveiller
apres une longue,longue chute.
ma radio ne marchera plus jamais.
ma boussole m a trahi.
ma montre s est arretée.
peut etre
ne trouverai je jamais le chemin du palais.
a coup sur,
je ne sais par ou prendre.
mon odyssée fut
décevante.
peut etre
devrais je repérer le tournant,
puis rebrousser chemin,
étudier la route prise.
oh,j étais pressé,
mais apres tout ce n était pas,
si je me souviens bien,
un méchant chemin du tout.
il m est arrivé de voir
de plus grandes merveilles que tous les palais,
oui,
et parfois la joie jaillissait,
plus éclatante que le feu de ma robe,
elle embrassait ma nudité,
des chansons
sortaient des rochers,des pierres et des chaines,
je recevais le bapteme de l émerveillement,
de vieux arbres s ouvraient parfois,et m accueillaient,
et me guidaient le long de leurs racines,
jusqu aux tréfonds de la pluie.
la pierre verte,
l écarlate nappe d autel,
le ballon marron,le visage marron du garcon,
la voix,dans les jardins de Norman,
qui tentait de me dire:je t aime.
oui.
mon odyssée fut décevante.
mais je crois que je vais laisser le palais ou il est.
il a suffisamment pris de mon temps.
la boussole,la montre et la radio:
je vais,je crois,les laisser la.
je crois que je connais la route,désormais,
sinon,allons,je trouverai bien autre chose.
les étoiles m aideront peut etre,
ou l eau,
une pierre pourrait me faire une révélation,
et je dois une faveur a une paire de vieux arbres
que j aimerais revoir.
et quelle fut la chanson que m apprit la riviere
en l un de ces jours sombres?si je pouvais
me rappeler les quelques premieres notes
oui
je crois que c était comme
oui
c était peut etre le jour ou je vis cet homme hurlant
qui me regardait de maniere si étrange.
il ne portait pas de manteau.il dit qu il l avait
sans doute oublié dans les jardins de Norman,
quelque part dans le haut de la ville.
sans doute,cette fois,si nous devions nous revoir,
je m arreterais pour bavarder un peu.
un homme qui hurle peut avoir découvert une chose
que je devrais savoir,une chose
qui concerne peut etre ma décevante odyssée.
cette fois,cependant,
j ai bon espoir,
si la voix me retenait
je repartirais les mains pleines.
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