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Que pensez vous de la famille, de l'école, et du travail ?



Le 26 Novembre 2011 à 12:22
La sociologie a fait l'apologie de ces trois dimensions, les édictant en valeurs in-critiquables, une sorte de saintes valeurs indétrônables.

La famille, l'école et le travail trois valeurs à remettre en cause ?

"Ces trois valeurs" sont celles qui fondent la société et lui permettent de fonctionner !!" crie t on

Je me rappelle une crise de nerf de ma propre de sociologie "Je vous interdis de dire cela !!!" (debout, le poing fermé levé huhu) j'avais juste émis une petite réflexion sur l'éducation nationale, son "formatage" et ses manquements dans un non sens de l'éducation
C'était en 2003 et depuis les choses bougent qu'on le veuille ou non, je vous propose de vous exprimer sur ces trois dimensions. Certains commencent à les remettre en cause et bien entendu j'en suis heureuse !
On ne peut éternellement fonctionner sur des principes sans accepter leurs mutations, on ne peut selon moi construire qu'en déconstruisant l'ordre établi.

Loin de jeter la pierre il s'agit de s'interroger et de comprendre en quoi les choses doivent changer ou ce qui dans un système ne peut rester d'actualité

La famille : La famille traditionnelle (un papa, une maman, et les enfants), ce qui fait famille c'est l'autorité parentale de chacun des parents et le fait que tous vivent sous le même toit.
Pourtant nous avons les familles monoparentales, les familles recomposées, moi je me considère comme une famille décomposée
Les familles homosexuelles, les familles d'accueil, les familles lien du coeur ou lien du sang ...
Enfin je me suis sentie piquée mais selon la loi je ne suis pas une famille, il aurait fallu dire "foyer" c'est dur à avaler mais c'est pourtant vrai. C'est la C.A.F. qui a créé le terme "monoparental" mais c'était une erreur. Alors cette nouvelle idée a pour but de replacer les choses dans le bon sens n'empêche que je reste un peu réfractaire au changement et je tiens à ce terme "famille" qui s'est inscrit en moi comme pour tous comme une valeur.

L'école : Je n'apprécie pas le système et ce depuis longtemps, "l'instruction publique" me semblait être déjà un terme plus approprié que celui "d'éducation nationale"
Je reproche à l'école de manquer de pédagogie, genre apprenons des poésies sans en connaître le sens, créons une élite et apprenons à nos enfants la concurrence dès l'enfance ! Le système de classement (il faut que mon gosse soit le premier de la classe !!), de notations (je suis meilleur que "machin" ou mince je suis le plus bête ). Au centre de tout cela le conditionnement comme avec les chiens de pavlov !! Genre "Punition - Récompense" on dresse les enfants comme des chiens, comme le principe de l'âne et de la carotte, ainsi la seule bonne réponse sera celle qu'attend le professeur. Bonne réponse un bon point, mauvaise réponse sanction, un oubli une punition, cela n'incite en rien l'enfant à penser par lui même N'existe t il pas parfois plusieurs réponses ?
Je reproche à l'éducation nationale et non aux instituteurs, de ne prendre pas en compte les individualités de chacun, je reproche à ce système de vouloir faire entrer dans un moule unique tous les enfants. De leur apprendre qu'ils n'existeront que dans une conformité et non dans la richesse de leur différence !!

Le travail : Fruit du reste voilà ce qui compose ce que nous sommes ainsi on demande très rapidement à quelqu'un "Que fais tu dans la vie ?", à l'école déjà on nous demande dès le premier jour "Profession du père ? Profession de la mère ?" Voilà ce qui confère à l'être humain son "niveau", sa catégorie professionnelle passe avant ce qu'il est lui même. Cela fait naître la haine un exemple "Tous ces profiteurs du système ! Ses parias au R.S.A. qui profitent de tout, ces fainéants ..." etc etc
En aucun cas on ne pourra tolérer qu'un individu ne se reconnaisse pas dans ce système ? Pourtant certains S.D.F. ont choisi cette voie, d'autres personnes aussi qui refusent de travailler car c'est leur liberté individuelle. Ils ne veulent pas admettre qu'ils passeront leur vie à travailler et ca n'a pas de sens pour eux.
Mais c'est complètement ridicule aussi car on reproche aux gens de ne pas travailler alors qu'il n'y en a pas de travail Le quand on veut on peut ne prévaut pas dans le monde du travail, alors qu'on supprime des postes de partout on voudrait résoudre la crise de l'emploi et diminuer le nombre de chômeurs ...

Enfin les choses bougent, on commence à relever les incohérences bien que nos mentalités vont être durs à changer, et que la sociologie est loin d'être prête à reconnaître que la transmission des valeurs peut passer par d'autres chemins. Que nous aurions pu faire autrement et que de toute manière vu le contexte tout s'effrite et perd son sens ... Que sera demain ? Je ne sais pas mais je mise sur une certitude l'effondrement du capitalisme et de nos schémas de pensées, car sans cela notre perte est assurée et le renforcement des inégalités ne pourra que mener l'homme à sa propre perte.

A vous de jouer je sens bien que cela peut amener des positions radicalement opposées mais c'est aussi ca échanger, c'est se confronter à d'autres points de vu :

"Que pensez vous de la famille, de l'école, du travail ?"
Vous pouvez donner votre avis sur l'ensemble ou sur un seul point bien entendu


simon4
Le 27 Novembre 2011 à 00:00
Coucou,

Lorsque tu dis "la sociologie a fait l'apologie", tu veux dire que ce genre de chose est encore enseigné de nos jours ? Quoi qu'il en soit, tu évoques une prof de 2003... pourtant cela me rappelle tellement la devise de la France Pétainiste, mais bon pour ce que j'en dis.

Bien à toi,
Simon.
Le 27 Novembre 2011 à 11:30
Oui c'est encore enseigné aujourd'hui, la sociologie reconnait comme "valeurs" fondamentales et fondatrices l'école, le travail, et la famille.

Je n'ai pas cité ma prof de 2011 Elle est d'accord pour le travail, que ca peut être un choix individuel et que des personnes ne s'y reconnaissent pas (je m'étais fâchée d'entendre ma promotion dénigrer les personnes au R.S.A.). C'est elle qui a fait une intervention sur la famille récemment et c'est elle aussi qui m'a expliqué sa vision des choses pour le terme de "famille monoparental" ... Elle est très chouette et même si des fois un peu "brute de pomme" j’apprends beaucoup et ca me conforte de savoir qu'elle s'oppose également à cette vision des choses pour le travail.

La valeur d'un individu ne se résumant pas à son travail, à savoir pour moi s'il fait parti des "actifs" ou des "non actifs", mais bien à ce qu'il est

Je repasserai pour partager un peu sur la famille plus tard.
Ce que tu en dis et bien pas assez je trouve

Bisous à toi
simon4
Le 27 Novembre 2011 à 12:26
Hmmm, "bien pas assez" ? Bon, s'il faut diluer un peu, diluons un peu...

Durant la seconde guerre mondiale, sous prétexte d'arrêter les dégâts, le gouvernement français a décidé de collaborer avec les allemand. À commencé alors le régime de Vichy : il n'est plus question de République Française, mais d'État Français, et la devise "Liberté, Égalité, Fraternité" est abandonnée.
En ces temps de crise, l'état avait jugé nécessaire de rallier la nation à des valeurs fortes, et la nouvelle devise qui devait dès lors apparaître sur tous les documents officiels, les bâtiments publics, la monnaie, etc. était désormais "Travail, Famille, Patrie".

Suite au débarquement allié et la libération de la France nous avons, en surface tout du moins, rapidement tourné la page : la République était de retour, et avec elle sa devise "Liberté, Égalité, Fraternité".

... Mais, en ces temps de crise que nous connaissons aujourd'hui, au travers des organismes sociaux et de ceux qui y travaillent certains jugent nécessaire de rallier la nation à des valeurs fortes. Certes, on ne parlera désormais plus de "Patrie", terme dont les connotation est bien trop belliqueuse pour le rendre consensuel.
Mais "Travail, Famille, École" rend bien mieux, sachant qu'au fond l'école sous certains aspects n'est qu'un centre de formation de bon patriotes, jeunes dressés pour adopter les mêmes valeurs et acquérir les compétences et automatismes qui leur permettront de servir au mieux l'économie de leur nation. Bref, du pareil au même.


Tiens, ça me fait penser, j'ai vu quelque-part sur ce forum un lien qui permettait de visionner le journal télévisé de son enfance. Après l'avoir regardé, j'ai fait aussi le test de demander à un collègue un peu plus âgé de regarder aussi celui de sa naissance, et nous sommes tous deux arrivés exactement à la même conclusion : strictement rien n'a changé. On nous sert toujours la même crise en premier titre, justifiant toujours les mêmes types de mesures, on nous explique ensuite la guerre qui permettra d'avoir la paix. Seuls les noms, les visages, les rôles ou les lieux sont différents, mais le texte reste toujours à peu de choses prêt le même.

Bien à toi,
Simon.
Le 27 Novembre 2011 à 14:00
Merci d'avoir "développé"
Très instructif ce petit retour dans l'histoire
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