La sociologie a fait l'apologie de ces trois dimensions, les édictant en valeurs in-critiquables, une sorte de saintes valeurs indétrônables.
La famille, l'école et le travail trois valeurs à remettre en cause ?
"Ces trois valeurs" sont celles qui fondent la société et lui permettent de fonctionner !!" crie t on
Je me rappelle une crise de nerf de ma propre de sociologie "Je vous interdis de dire cela !!!" (debout, le poing fermé levé huhu) j'avais juste émis une petite réflexion sur l'éducation nationale, son "formatage" et ses manquements dans un non sens de l'éducation

C'était en 2003 et depuis les choses bougent qu'on le veuille ou non, je vous propose de vous exprimer sur ces trois dimensions. Certains commencent à les remettre en cause et bien entendu j'en suis heureuse !
On ne peut éternellement fonctionner sur des principes sans accepter leurs mutations, on ne peut selon moi construire qu'en déconstruisant l'ordre établi.
Loin de jeter la pierre il s'agit de s'interroger et de comprendre en quoi les choses doivent changer ou ce qui dans un système ne peut rester d'actualité
La famille : La famille traditionnelle (un papa, une maman, et les enfants), ce qui fait famille c'est l'autorité parentale de chacun des parents et le fait que tous vivent sous le même toit.
Pourtant nous avons les familles monoparentales, les familles recomposées, moi je me considère comme une famille décomposée

Les familles homosexuelles, les familles d'accueil, les familles lien du coeur ou lien du sang ...
Enfin je me suis sentie piquée mais selon la loi je ne suis pas une famille, il aurait fallu dire "foyer" c'est dur à avaler mais c'est pourtant vrai. C'est la C.A.F. qui a créé le terme "monoparental" mais c'était une erreur. Alors cette nouvelle idée a pour but de replacer les choses dans le bon sens n'empêche que je reste un peu réfractaire au changement et je tiens à ce terme "famille" qui s'est inscrit en moi comme pour tous comme une valeur.
L'école : Je n'apprécie pas le système et ce depuis longtemps, "l'instruction publique" me semblait être déjà un terme plus approprié que celui "d'éducation nationale"

Je reproche à l'école de manquer de pédagogie, genre apprenons des poésies sans en connaître le sens, créons une élite et apprenons à nos enfants la concurrence dès l'enfance ! Le système de classement (il faut que mon gosse soit le premier de la classe !!), de notations (je suis meilleur que "machin" ou mince je suis le plus bête

). Au centre de tout cela le conditionnement comme avec les chiens de pavlov !! Genre "Punition - Récompense" on dresse les enfants comme des chiens, comme le principe de l'âne et de la carotte, ainsi la seule bonne réponse sera celle qu'attend le professeur. Bonne réponse un bon point, mauvaise réponse sanction, un oubli une punition, cela n'incite en rien l'enfant à penser par lui même

N'existe t il pas parfois plusieurs réponses ?
Je reproche à l'éducation nationale et non aux instituteurs, de ne prendre pas en compte les individualités de chacun, je reproche à ce système de vouloir faire entrer dans un moule unique tous les enfants. De leur apprendre qu'ils n'existeront que dans une conformité et non dans la richesse de leur différence !!
Le travail : Fruit du reste voilà ce qui compose ce que nous sommes ainsi on demande très rapidement à quelqu'un "Que fais tu dans la vie ?", à l'école déjà on nous demande dès le premier jour "Profession du père ? Profession de la mère ?" Voilà ce qui confère à l'être humain son "niveau", sa catégorie professionnelle passe avant ce qu'il est lui même. Cela fait naître la haine un exemple "Tous ces profiteurs du système ! Ses parias au R.S.A. qui profitent de tout, ces fainéants ..." etc etc
En aucun cas on ne pourra tolérer qu'un individu ne se reconnaisse pas dans ce système ? Pourtant certains S.D.F. ont choisi cette voie, d'autres personnes aussi qui refusent de travailler car c'est leur liberté individuelle. Ils ne veulent pas admettre qu'ils passeront leur vie à travailler et ca n'a pas de sens pour eux.
Mais c'est complètement ridicule aussi car on reproche aux gens de ne pas travailler alors qu'il n'y en a pas de travail

Le quand on veut on peut ne prévaut pas dans le monde du travail, alors qu'on supprime des postes de partout on voudrait résoudre la crise de l'emploi et diminuer le nombre de chômeurs ...
Enfin les choses bougent, on commence à relever les incohérences bien que nos mentalités vont être durs à changer, et que la sociologie est loin d'être prête à reconnaître que la transmission des valeurs peut passer par d'autres chemins. Que nous aurions pu faire autrement et que de toute manière vu le contexte tout s'effrite et perd son sens ... Que sera demain ? Je ne sais pas mais je mise sur une certitude l'effondrement du capitalisme et de nos schémas de pensées, car sans cela notre perte est assurée et le renforcement des inégalités ne pourra que mener l'homme à sa propre perte.
A vous de jouer je sens bien que cela peut amener des positions radicalement opposées mais c'est aussi ca échanger, c'est se confronter à d'autres points de vu :
"Que pensez vous de la famille, de l'école, du travail ?"
Vous pouvez donner votre avis sur l'ensemble ou sur un seul point bien entendu
