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Nos petits bobos, tracas et autres soucis ...


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tite-lili
Le 16 Mars 2010 à 15:21
Un petit topic de psychologie
Les petits bobos de la tête, tracas ou autre...
N'hésitez pas à venir ici vous exprimer librement
petitcoeur72
Le 18 Mars 2010 à 17:36
bonjour a tous et toute..!,pour repondre au sujet psychologie,je voulais savoir moi j'ai souvent mal a la tete sa peut venir de quoi...?
tite-lili
Le 18 Mars 2010 à 17:57
petit coeur > le mieux est de consulter un médecin, l'abus de tabac, ca peut être aussi le stress, je sais pas une scholiose, la gueule de bois...huhu Entre les crises de tous types tu dois d'abord te fier à l'avis d'un professionnel... Si rien de médical, plutôt chercher sur un plan psychologique. Mais il faut voir, est ce inopinée, suite à des évènements, à de la fatigue...?? La durée, l'intensité, la fréquence...?? Autant de facteurs à prendre en compte. Parce que la c'est comme si je te disais j'ai mal au pieds souvent sans préciser que je me suis fais un marathon, ou que j'ai acheté des chaussures jolies mais trop petites Tient nous au courant.
tite-lili
Le 18 Mars 2010 à 21:30
petit coeur 72 > J'ai un petit truc de grand mère pour les maux de tête Je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé sans doute car je suis dans le topic psycho Je me comprend, bref j'interrompt mes recherches pour te le livrer... Si tu as mal à la tête, moi ca me prend souvent au front ou aux temps quand cela m'arrive, tu peux utiliser le froid. Ou tu as mal, moi ce matin j'avais fais ca avec de l'eau dans les wc d'un café huhu Ou encore comme je l'ai lu dans une librairie dans un livre sur les crises en tout genre, avec un glaçon dans une compresse Cela fonctionne, mais malheureusement que sur un temps très limité Moi ce matin heu 3 minutes au plus mais bon chaque conseil est bon à prendre en attendant. J'ai une autre solution qui serait en simplifié, pour toi essayer d'en détourner ton attention, ne plus y penser Au moins si c'est pas médical, cela devrait fonctionner. Dis nous si tu essaie, si cela fonctionne ou pas pour toi.
tite-lili
Le 19 Mars 2010 à 21:26
Un sujet intéressant l'hypersensibilité qui est encore je pense trop méconnue.

Un hypersensible célèbre Carl Jung.
Il a entrepris des recherches sur l’hypersensibilité, mort en 1961 alors imaginez bien que ce sujet n’est pas récent et que sa méconnaissance ne doit pas perdurer.

Avant de condenser et tenter de donner une vision globale de ce problème trois citations de cet homme célèbre, ou je pense le principal est dit :

« C’est pour nous une question vitale que de nous occuper de l’inconscient. Il s’agit d’être ou de ne pas être, spirituellement parlant »

« Ma vie est l’histoire d’un inconscient qui a accompli sa réalisation »

« Une certaine sensibilité innée produit une préhistoire spéciale, une manière différente de vivre les événements de l’enfance … les événements liés à de puissantes impressions ne parviennent jamais à s’effacer sans laisser de trace chez les personnes sensibles »

Il y a autant d’hypersensibilités que de personnes hypersensibles.

Certains traits sont communs à tous, d’autres s’expriment différemment, certains sont intégrés et d’autres pas, certains en ont fait une qualité ou pense avoir quelque chose en plus d’autres non.

L’hypersensibilité touche 15 à 20 pour cent de la population, l’hypersensibilité ce n’est pas que quelque chose de psychique (les émotions), c’est une sensibilité plus forte que les autres certes mais elle est aussi physiologique et biologique.

L’hypersensibilité se trouve dans de nombreux domaines, douleur physique, peur de la nouveauté, réactions aux bruits, à la lumière, la musique , la faim, la foule, le travail… (liste infinie ? huhu), au sommeil aussi.

Les hypersensibles réagissent plus fort au stimulis extérieurs (situations vécues), du coup cela amplifie tous les phénomènes et leurs conséquences positives ou négatives.

On peut comparer l’hypersensibilité à une particularité de la personnalité, voir à une pathologie quand elle empêche la personne de s’épanouir personnellement/professionnellement, mais les cas sont rares. Nous verrons qu’au contraire elle parait favoriser certaines facilités / facultés dans certains domaines.

Le trouble majeur établi est que ce qui est modéré pour une personne dite normale va être stimulant pour un hypersensible, et ce qui peut être très stimulant pour une personne dite normale, va être un traumatisme pour la personne hypersensible.

Le parcours de vie d’une personne hypersensible varie grandement en fonction de son vécu et des évènements rencontrés (positifs comme négatifs) et aussi en fonction de ses interactions avec l’entourage dans le sens ou elle se nourrit de ce qu’on lui donne. Cependant certaines études mettent en avant également un facteur héréditaire.

On peut le comparer en quelque sorte à une éponge, qui absorbe ce qui se trouve autour voir les sentiments et ressentis d’autrui. L’empathie démesurément élevée est un trait de la personne hypersensible et se retrouve dans la majorité des cas.

Quand on dit qu’elle est physiologique il ne s’agit pas là de la somatisation, mais d’un fait sa réactivité physiologique est plus élevée que les autres. Une personne hyper sensible ressent les évènements et situations de la même manière que les autres, tristesse, joie, etc … Elle supporte les traumatismes avec les mêmes causes / effets / conséquences, en fait elle fonctionne normalement si on peut dire… Mais son terrain physiologique présente une réactivité plus importante que les autres individus. En simplifié ce qui devient spécifique c’est l’amplification de l’affect qui porte les émotions et le ressenti à un degré difficilement supportable.

Il en résulte un malaise psychologique, peu importe la forme qu’il prend, mais il y a une constance importante à prendre en compte : « Les inhibitions » de l’enfance

Alors pareil on n’entend pas par là qu’il est timide et introverti, mais que les inhibitions qui se sont inscrites mentalement (dans le dispositif neuronal) dans l’enfance par des expériences traumatisantes ont favorisé un mécanisme de défense mental.

L’élaboration du mécanisme de défense mental est expert en argumentation intellectuelle (on se pose des questions encore des questions / justification mentale)

Les hypersensibles font de cette élaboration des réseaux complexes de justifications dont le rôle est d’interdire aux sentiments réels, aux pulsions naturelles de s’exprimer .

Les justifications viennent donc mettre des sentiments « normaux » dans une boite, les contiennent, mais ces sentiments opprimés font pression.

Une guerre s’opère alors, un combat entre ses sentiments et les résistances mentales de la personne qui je le répète ignore l’origine de cette souffrance.

On fonctionne tous comme cela, c’est juste que pour l’hypersensible, cette souffrance lié à ce conflit se transforme souvent en angoisse aigue, par des crises émotionnelles, ou encore des phobies.

Celles-ci malheureusement dont le but est d’atténuer le ressenti en cas général, crise de nerf, de larmes, ne suffisent pas à faire disparaitre la souffrance. Bien entendu certains ont réussi à gérer leur personnalité hypersensible et heureusement.

L’hypersensibilité s’exprime aussi dans la douleur physique, la capacité à gérer des situations nouvelles , elle touche aussi beaucoup à l’intuition.

On estime les hypersensibles plus aptes que les autres à percevoir les erreurs et à les éviter, consciencieux, dotés d’ une capacité d’observation et de réflexion minutieuse, une sensibilité artistique également.

Les hypersensibles sont capables de se concentrer profondément, davantage doués pour des tâches qui exigent vigilance, précision, et rapidité.

Les hypersensibles parviennent à traiter les choses, les informations à un degré plus profond, ils apprennent facilement et sans s’en rendre compte

Les hypersensibles sont profondément touchés par l’humeur et les émotions d’autrui .

Un hypersensible ne porte pas bien entendu toutes les caractéristiques et il y en a aussi des physiques puisque j’ai pu expliquer que l’hypersensibilité ne touche pas qu’au psychisme, donc sont plus aptes à la motricité fine, spécialistes des mouvements moteurs subtils, gardent facilement leur immobilité, les hypersensibles sont donc aussi sauf en cas d’accoutumance plus touchés par les stimulants (cannabis, caféine…)

Toujours au niveau physique, les hypersensibles utilisent davantage l’hémisphère droit du cerveau donc créatifs, doués de synthèse.

Les hypersensibles sont également plus sensibles aux allergies… etc etc la liste est longue.

Alors forcément avec un peu de tout cela les hypersensibles sont des conseillers idéals, comme je le disais je trouve qu’on y va fort avec les avantages de l’hypersensibilité, mais il y a aussi des inconvénients à savoir :

Les hypersensibles sont parfois considérés comme différents, un peu asociaux, voir marginaux

Les hypersensibles sont moins heureux que la moyenne et davantage enclin à la mélancolie (ou en donnent l’impression de par leur préoccupations existentielles)

Les hypersensibles comme son nom l’indique, sont plus sensibles et donc exposés aux réactions physiologiques, avec une sensibilité sur-dimensionnée par rapport aux traumatismes, aux dysfonctionnements, ils sont en veille constante ce qui provoque aussi une fatigabilité plus importante.

En conclusion : On compare en général l’hypersensibilité à un sixième sens, car les hypersensibles se retirent au calme, passent un temps fou à s’interroger sur toutes choses, leur sens, leurs conséquences, mais aussi a des questions universelles (la vie, la mort), ils sont dans la complexité … Ces réflexions les amènent à cette intuition on dit souvent qu’ils perçoivent ou savent à l’avance ce qui va se passer.
tite-lili
Le 19 Mars 2010 à 21:37
**Le rêve éveillé libre**

Le rêve éveillé est une méthode que j’ai découverte tout à l’heure grâce à l’écriture de ce topic.

Cette technique est utile pour TOUS est n’est pas exclusive aux hypersensibles, mais je vais pouvoir expliquer en quoi elle est particulièrement intéressante dans ce cas là.

Il s’agit de laisser la personne dans une position allongée, et l’amener à verbaliser les images qui lui viennent à l’esprit, ceci sans intervenir. Puis aussi les émotions que procurent en elle ces images sans les interpréter.

Il n’y a qu’ensuite une fois la séance terminée (environ une heure) ou à la séance suivante que l’on reviendra sur ce « rêve » afin de le questionner.

Le professionnel est enclin à écouter les arguments qui sont réfléchis, et explicatifs à souhait d’une personne hypersensible. Mais on remarque une angoisse grandissante, qui ne s’amoindrit pas en fin de séance, et ce qui est la cause du mal être envenime la « surexcitation » ou « sur stimulation »

La raison à cela ? Et bien un hypersensible réfléchit trop, rappelez vous, il cogite, il cogite, il cherche à comprendre, il fait appel à son intelligence mental, à sa logique intellectuelle. Il ressent, il cherche un sens, une cause / conséquence il lui faut une raison absolument.

« Le labyrinthe des pensées enchevêtrées sera d’ailleurs d’autant plus redoutable que la capacité intellectuelle sera plus développée ! » et bien oui c’est parfaitement logique tout cela, la personne sait sans savoir que c’est pas la réponse, ses constructions.

**Donc la justification intellectuelle est un frein considérable à l’évolution positive et à la découverte d’un équilibre pour la personne hypersensible, car son fonctionnement lui impose des réflexions logiques plausibles, mêmes si elles sont illusoires et n’apaisent pas durablement la tension, l’angoisse**

Le rêve éveillé lui oui, et il permet de trouver les vraies racines.

Il ne faut donc pas tomber dans le piège de cette justification, dans cette intellectualisation stérile quelque part non ? Quelque chose y aide beaucoup « c’est accepter que ce n’est pas une maladie du comprendre mais une maladie du ressentir »

On a tous des ressentis des affects, hypersensibles ou non, ces émotions qui nous empoisonnent parfois la vie… en sachant que cela provient bien de nous, nous avons tous parfois besoin de méthodes pour nous en délivrer, les comprendre, les modifier ou encore les accepter.

Alors que se passe t il lors de ce rêve, qu’on qualifie parfois doté de pouvoirs quasi magiques sur la toile ?

Quand on est allongé comme dans d’autres techniques de relaxation, le métabolisme se modifie. Dans notre petit corps, la circulation du sang ralentit, l’oxygène dans le cerveau diminue, et de ce fait l’emprise des pensées (contrôle mental)

En gros on pense mais moins, on relâche notre vigilance, qui en état de veille (ou hyper vigilance pour les hypersensibles) permet de refouler les sentiments réels (qui font pression si vous vous rappelez plus relisez plus haut hein)

A ce moment là l’influx nerveux libéré des contraintes imposées par la raison, agit sur des zones habituellement inaccessibles du dispositif neuronal. En route, il rencontre alors les inhibitions de l’enfance (qui se sont construites en réponse/en défense faces au menaces ressenties par le corps à un stade précoce = enfance, prime enfance, naissance, voir même dans le ventre de la mère !! quand je dis qu’on se rappelle de tout tout tout huhu)

Les engrammes (empreintes laissées dans le cerveau ou système nerveux/traces biologiques de la mémoire/voir polluants du psychisme en fonction des courants de pensée) qui se sont fixés au cours de cette période ou l’intellect n’était pas développé, sont du coup inaccessibles à la réflexion consciente, le mental/la logique ne peut retrouver dans la mémoire que ce qui est passé par lui.

L’influx nerveux quand à lui atteint facilement, dans un état de relaxation, ces enregistrements très anciens, créés en réponse à un danger aujourd’hui disparu. Donc ces enregistrements deviennent inutiles voir nocifs pour le fonctionnement du corps !
« L’influx nerveux, accomplit alors un travail de rétablissement de l’état initial de la zone neuronale concernée. Cette action réalisée, rien ne pourrait la remettre en cause puisque l’inhibition supprimée répondait à un besoin de défense de l’organisme, aujourd’hui disparu »

Alors ce qui est acquis au cours de chaque séance de rêve éveillé libre est de ce fait IRREVERSIBLE. Le soulagement constaté après la séance est donc loin d’une amélioration épisodique mais dont la durabilité est démontrée.

Pour tout ceux qui pensent trop, qui veulent se libérer d'une angoisse ou autre, la technique du rêve éveillé libre semble intéressante.

Ps: Cette technique se travaille sur un temps limité, comme une cure par exemples quelques mois... 6 ou 7 séances...
tite-lili
Le 24 Mars 2010 à 18:08
petit coeur 72 > Je confirme pour le froid
Mais apparemment sur les tempes.

topic-santé-bien-être-astuces-maux-de-tête

tite-lili
Le 25 Mars 2010 à 21:59
*Une autre approche de la mort (pour mieux vivre)*

On a tous à faire face à la mort, pour ceux ou celles qui ont le rôle d’accompagnants ce livre et ce qu’il raconte est une source de compréhension, de paix et de joie même.

Au-delà "la mort consciente" car la mort est souvent cachée, taboue, dans notre société et cela ne nous aide pas du tout à régler nos problèmes psychiques, ni à vivre pleinement. Ces sources sont donc d’une grande utilité.

Bien entendu les passages extraits sont ceux qui m’ont interpellés puisque soulignés au fluo orange huhu Ils rejoignent mon cheminement actuel entre la relation, l’importance de vivre au présent, et de voir la réalité. Le fait d'"ETRE" que Yvan appelle "(Voir) Le réel".

Il n’empêche que pour avoir vécu l’accompagnement en fin de vie, l’un dans un silence absolu de peur et de non dits, et l’autre ou il y a eu cette conscience, cette vérité et le même éveil qu’a connu Yvan Amar relaté dans ce livre je sais l’importance de renverser la donne et nos à priori.

Il est capital que vous en preniez conscience, ou du moins le peu que je puisse faire c’est de tenter d’en laisser une trace. Beaucoup de passages appartiennent à Yvan Amar et sont extraites de ses ouvrages et enseignements. Yvan Amar s'est éteint chez lui, en paix dans les bras de sa femme à l'âge de 49 ans suite à une maladie orpheline lui causant une insuffisance respiratoire progressive. Il a toujours su qu'il mourrait et en a trouvé l'éveil.

Extraits de Mourir les yeux ouverts de Marie de Hennezel

" Il ne s’agit pas de « s’éveiller » pour tirer son épingle du jeu, mais pour grandir ensemble. «Dans mon enseignement, j’ai voulu … que les personnes entrent en relation les unes avec les autres, qu’elles oublient un objectif personnel d’éveil, de libération, et reconnaissent qu’on ne peut grandir qu’ensemble, en prenant le risque de l’autre, en entrant en relation profonde avec l’autre dans la mesure où celui-ci est l’occasion d’aller voir ce qu’on n’est pas capable de voir tout seul. Yvan a le don de « faire grandir ». Il sait voir en l’autre l’ « or en puissance ». Il aide l’autre à aller vers lui-même. C’est cela la vraie transmission. Non pas donner quelque chose que l’autre n’a pas, mais permettre à l’autre, en votre présence, de se « souvenir » de ce qu’il est profondément "

" La mort aujourd’hui n’est plus familière ni naturelle […] Pourtant pendant des siècles, la mort a été naturelle et acceptée. Jusqu’à la fin du XIXe s , cela se passe ainsi. L’être humain se sait mortel et sent sa mort venir. Il a le temps de s’y préparer. A partir du milieu du XXe s, la mort a quitté le monde des choses familières pour se retirer furtivement. La mort est désormais cachée, taboue, d’autant plus inavouable qu’elle est inacceptable […] "

" Il suffit de la nommer pour créer une tension émotive incompatible avec la vie quotidienne "

" Ce déni encourage le mensonge. On veut épargner le mourant, mais , en fait on se protège soi même de l’émotion trop forte que déclencherait un dialogue autour de la mort. Le mourant de son côté, « joue à celui qui ne sait pas qu’il va mourir». On assiste à une comédie pitoyable. Comment une personne peut elle faire sienne une mort dont on ne lui dit rien ? "

" Enfin, à déposséder la personne de sa mort, on l’empêche de vivre ses derniers moments "

" Quand il y a l’amour, il n’y a pas la mort "

" Si nous avons fait un travail qui nous permet d’entrer de plus en plus consciemment dans l’intimité des lois secrètes de cet amour, alors quelque chose s’opère en nous, quelque chose de l’ordre de la conversion […] "

" Sommes nous capable du risque de l’autre? Sommes nous capables de la relation? "

" Découvrir que rien n’est séparé, que tout est lié et que rien ne peut venir du dehors […]"

"[…] à la question d’Einstein : « Finalement, il n’y a qu’une question importante à laquelle j’aimerai pouvoir répondre : cet univers est il bienveillant à mon égard ? Tous les êtres s’étant éveillés à la vie peuvent répondre « oui »… "

" Une enquête que j’ai menée, en 1990, auprès de soignants en unités de soins palliatifs a montré que la proximité avec la mort change la hiérarchie des valeurs, le rapport au temps et l’attitude profonde à l’égard des êtres et des choses. L’affectif l’emporte sur l’effectif, on veut prendre son temps pour apprécier la vie, vivre l’instant présent"

" En évitant de penser à la mort, nous évitons de penser à la vie. Toutes les traditions insistent là-dessus : notre peur de mourir n’est que la peur de mourir avant d’avoir vraiment vécu "

" C’est alors que la mort, justement parce que la vie a été inaccomplie, apparaît comme un gouffre "

" Etre vivant, devenir vivant, entrer vivant dans la mort, c'est à dire apprécier la vie, vivre chaque instant le plus consciemment possible, oser la rencontre, assumer ses responsabilités, avancer avec confiance, cultiver la joie "

" Ne pas refuser la mort, ne pas la laisser envahir le champ de sa pensée, mais vivre, aller au bout de soi même, au bout de sa relation avec les autres "

" La menace de la mort est parfois un révélateur de notre véritable intériorité, dans la mesure où elle nous renvoie à notre capacité à nous ressouvenir de ce que nous sommes réellement "

" J’ai le sentiment que, quoi qu’il en soit je vais mourir quéri, que d’ores et déjà je suis guéri… "

" (Les bouddhistes) Tous les jours, ils font comme si ils avaient un petit oiseau sur l’épaule qui demande : Est-ce pour aujourd’hui ? Suis-je prêt ? Est-ce que j’ai fais tout ce qu’il faut pour être la personne que je veux être ? "

" (Au sujet des personnes qui ont connu les NDE ou encore les expériences de mort imminente) En même temps celui qui est passé par une telle expérience a mesuré la vanité de l’hypocrisie de la plupart des règles qui gouvernent le jeu social "

" Yvan le sait, il en est le témoin, et c’est pourquoi son enseignement est centré sur cette idée forte : « C’est la relation qui nous fait grandir » Il faut donc prendre le « risque de l’autre », le rencontrer, car c’est la relation à l’autre qui révèle le Réel "

" Généralement on évite la relation, pour éviter les conflits, les souffrances, ou bien on se vit comme victime des autres. Mais on peut aussi devenir disciple "

" Vivre la relation à l’autre consciemment, sans éviter la friction, conduit à reconnaître ce que les hindous appellent la « non dualité » l’unité de toute chose et de tous les êtres "

" Prendre le risque de l’autre, oser la rencontre suppose de laisser tomber ses barrières défensives, de se mettre à nu, d’assumer sa vulnérabilité ou son impuissance. Il y a alors une fécondité de la rencontre : une communion intime qui donne accès à une dimension profonde de la vie "

" L’effondrement de nos stratégies défensives peut être une grâce, une bénédiction, lorsque nous osons partager nos sentiments […] "

" Nous ne pouvons pas évoluer seul, nous ne pouvons pas nous transformer tout seul dans notre coin "

" Nous imaginons trop souvent que celui qui souffre et qui va mourir n’a pas la force de vivre ce qui lui arrive. Nous l’infantilisons, nous le surprotégeons "

" Il n’y a que 2 choses que nous puissions faire : rester présent, garder confiance "

" Très justement, il fait le lien entre la joie et la paix. Quand on est en paix avec sa vie, avec soi, avec les autres, alors la joie est là "

" Pourtant lorsque l’on interroge les gens, on constate que personne ne veut mourir seul.Le souhait intime, profond de la plupart d’entre nous et de mourir accompagné "

" (Le premier enseignement que fit Chandra Swami à Nadège la femme d’Yvan) […] il faut vivre chaque journée comme si c’était la dernière, comme si on pouvait mourir le lendemain "

" Vivre l’instant présent comme si il pouvait être le dernier, pleinement, consciemment "

" La plupart du temps, pris dans une « conspiration du silence », on ne peut pas être vrai. On pense qu’une bonne mort est une mort qu’on ne voit pas venir "

" (Une personne en fin de vie sait mais c’est difficile de le dire à ses proches) Elle protège les siens, qui croient de leur côté la protéger en ne lui parlant pas. Cette protection réciproque dans le mensonge ne fait qu’augmenter l’angoisse des uns et des autres "

" Souvent quand les choses ne sont pas claires une personne en fin de vie devient confuse. Cela semble être une sorte de refuge, une réponse à l’insupportable de la situation "

" (Pour rester vivant, tout en sachant qu’on va bientôt mourir, la psyché, heureusement, est bien faite) Le moi se clive, comme le dit Freud : deux pensées contradictoires cheminent côte à côte, l’une dit :« Je vais mourir » et l’autre dit : « La mort n’existe pas » "

" Si parfois la mort des êtres chers pèsent d’un poids si lourd sur nos consciences, c’est que nous réalisons après leur mort combien nous sommes passés à côté d’eux, sans les connaître […] "

" Il n’y a aucune culpabilité lorsqu’on a été au bout de ce que l’on pouvait faire "

" Et puis j’ai compris que lorsqu’on vit le moment présent, chaque instant présent est un moment d’éveil "

" (Nous avons voulu montrer au lecteur) que ce n’est pas tant la croyance dans une vie après la mort qui aide à vivre et à mourir, mais le courage de vivre le réel, tel qu’il est "

" Il y a une liberté dans le détachement, dans le dépouillement, qui permet dans une certaine mesure de dire des choses ou d'entendre des choses qui n’ont rien à voir avec ce qu’on aurait été capable de dire ou ce qu'on aurait été capable d’entendre en temps ordinaire "

" Ce témoignage mérite d’être transmis dans un monde où l’on finira un jour ou l’autre par culpabiliser ceux qui pèsent sur les autres, parce qu’ils sont malades, handicapés, mourants, un monde où on l’on décidera peut être à leur place que leur vie n’a plus de sens, un monde où l’on présentera le suicide ou l’euthanasie comme des gestes pleins d’élégance et de sagesse. Nous avons voulu, enfin, montrer que cette mort lucide, consciente, acceptée, malgré la souffrance et la peur, a été une leçon de vie et d’amour pour les autres "

" Oui, la mort met fin à la vie, mais pas à la relation. C’est ce que nous avons appris d’Yvan "
olivierfreak
Le 30 Mars 2010 à 12:34
je me permet de relancer ton sujet car intéressant à plus d'un titre et pouvant servir à tous.
tite-lili
Le 30 Mars 2010 à 15:40
oliv > Oui merci loin de vouloir être morbide, la plupart de nos angoisses relèvent inconsciemment de cette peur, la société a tord de l'envisager aujourd'hui comme une chose a se cacher à tout prix. Elle fait partie de la vie, elle appartient à chacun comme sa naissance. Il n'y a pas d'illusion a se faire ni à lui laisser une place trop importante car elle est au pire un moment qui durera de loin bien moins longtemps que notre existence. C'est vraiment important de l'aborder autrement afin de mieux vivre justement.
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