Forum de rencontres > Divers > Humour > Ahh... Coquins aussi était nos écrivains !!
| | Le 22 Décembre 2009 à 09:23 | |
Lettre de George Sand à Alfred de Musset
C'est la lettre adressée à Alfred de Musset. C'est du grand art.
Si vous la lisez normalement, vous verrez une très belle lettre d'amour
En revanche, si vous lisez juste une ligne sur deux, vous serez étonné de votre lecture!
__
La lettre de George Sand
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
|
| | Le 22 Décembre 2009 à 11:51 | |
Bravo la cerise, quelle belle lettre!! Effectivement le texte change un tantinet lu une ligne sur deux! Mais te rends tu compte de la forme d'écriture? Un travail de fou, un peu comme ce très joli texte de Gainsbourg, ou les fins de phrases sont le début de la suivante, je ferai une recherche pour le mettre dans ta rubrique.  |
| | Le 22 Décembre 2009 à 16:44 | |
Ah ah oui je connaissais aussi ce texte
et justement en parlant de musique je ne connais pas celle de gainsbourg mais il y a celle des wriggles : la forêt
<object width="320" height="265"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/lRjYiT8qsAk&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/lRjYiT8qsAk&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="320" height="265"></embed></object> |
| | Le 22 Décembre 2009 à 17:30 | |
Et les réponses :
Alfred De Musset :
"Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Bien à vous, Eric Jarrigeon."
George Sand :
"Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme." |
| anachoret | | Le 23 Décembre 2009 à 03:10 | |
Un autre de Paul Adam (1862-1920)...il suffit de changer le dernier mot du deuxième ver de chaque strophe afin que celui-ci concorde avec la fin du premier ver et non du troisième.
"La première fois quand je l'ai vue
J'ai tout de suite remarqué son regard
J'en étais complètement hagard
Dans ce jardin du Luxembourg
Je me suis dit : il faut que je l'aborde
Pour voir si tous les deux on s'accorde
J'ai déposé mon baluchon
Alors j'ai vu tes gros yeux doux
J'en suis dev'nu un peu comme fou
Quand je t'ai dit que tu me plaisais
Que j'aimerais bien te revoir
Tu m'as donné rendez-vous le soir
Et je t'ai dit Oh Pénélope
Que tu étais une sacrée belle fille
Que je t'aimerai toute ma vie
Quand dans ce lit de marguerites
Tu m'as caressé doucement la tête
Ma vie entière est une fête
Et sous les regards de la foule
J'ai posé ma main sur ta main
Vous voyez bien que ce n'est pas malsain
A l'ombre des eucalyptus
Je t'ai dit : je veux que tu me suives
Je te sentais d'humeur lascive
Alors comme ça dans les tulipes
Tu m'as fait une petite promesse
Gage d'affection et de tendresse
Si notre amour devait céder
Je n'aurais plus qu'à me faire prêtre
Je ne pourrais jamais m'en remettre
Car si un jour notre amour rouille
Je m'en mordrai très fort les doigts
Chérie vraiment je n'aime que toi" |
| | Le 23 Décembre 2009 à 12:49 | |
Voici le texte de gainsbourg du concept album l'homme à tête de chou, plus facile d'accès en lecture vous comprendrez :
Marilou repose sous la neige
Et je me dis et je me redis
De tous ces dessins d'enfant que n'ai-je
Pu préserver la fraîcheur de l'inédit
De ma Lou en bandes dessinées je
Parcourais les bulles arrondies
Lorsque je me vis exclu de ses jeux
Erotiques j'en fis une maladie
Marilou se sentait pris au piège
Tous droits de reproduction interdits
Moi naïf je pensais que me protégeaient
Les droits du copyright opéra mundi
Oh ma Lou il fallait que j'abrège
Ton existence c'est ainsi
Que Marilou s'endort sous la neige
Carbonique de l'extincteur d'incendie
|
| | Le 20 Novembre 2010 à 10:26 | |
Charles Baudelaire
[i]Chanson d'après-midi
Quoique tes sourcils méchants
Te donnent un air étrange
Qui n'est pas celui d'un ange,
Sorcière aux yeux alléchants,
Je t'adore, ô ma frivole,
Ma terrible passion !
Avec la dévotion
Du prêtre pour son idole.
Le désert et la forêt
Embaument tes tresses rudes,
Ta tête a les attitudes
De l'énigme et du secret.
Sur ta chair le parfum rôde
Comme autour d'un encensoir ;
Tu charmes comme le soir,
Nymphe ténébreuse et chaude.
Ah ! les philtres les plus forts
Ne valent pas ta paresse,
Et tu connais la caresse
Qui fait revivre les morts !
Tes hanches sont amoureuses
De ton dos et de tes seins,
Et tu ravis les coussins
Par tes poses langoureuses.
Quelquefois, pour apaiser
Ta rage mystérieuse,
Tu prodigues, sérieuse,
La morsure et le baiser ;
Tu me déchires, ma brune,
Avec un rire moqueur,
Et puis tu mets sur mon coeur
Ton oeil doux comme la lune.
Sous tes souliers de satin,
Sous tes charmants pieds de soie,
Moi, je mets ma grande joie,
Mon génie et mon destin,
Mon âme par toi guérie,
Par toi, lumière et couleur !
Explosion de chaleur
Dans ma noire Sibérie !
|

|